Des carrières dans la machine textile - Forum UCMTF/Etudiants

11 mars 2010

L’Union des Constructeurs de Matériel Textile de France (UCMTF) a réuni une nouvelle fois les étudiants des quatre écoles françaises qui forment les ingénieurs de la filière textile, afin d‘approfondir les relations entre les étudiants et l’industrie multidisciplinaire de la machine textile qui emploie de nombreux textiliens...

L’Union des Constructeurs de Matériel Textile de France (UCMTF) a réuni une nouvelle fois les étudiants des quatre écoles françaises qui forment les ingénieurs de la filière textile, afin d‘approfondir les relations entre les étudiants et l’industrie multidisciplinaire de la machine textile qui emploie de nombreux textiliens. L’un des objectifs était de préciser les carrières offertes aussi bien sur le territoire national qu’à l’international.
Plus de deux cent cinquante industriels, professeurs et étudiants ont répondu à l'invitation de l'UCMTF dans les locaux de l’ENSISA (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud Alsace) sur le campus universitaire de Mulhouse. Les étudiants de l’ENSISA avaient été rejoints par ceux de l'ENSAIT de Roubaix, de l'ITECH de Lyon et du département textile de HEI de Lille.
Malgré la crise conjoncturelle qui les frappe, les constructeurs français font preuve de dynamisme, accentuent leurs efforts de recherche et leur présence sur le terrain. La trentaine d’entreprises qui compose l’UCMTF, réalise près d’un milliard d’Euros de chiffre d’affaires, ce qui les situe au sixième rang mondial. Elles génèrent plus de huit mille emplois et exportent plus de quatre-vingt dix pour cent de leur chiffre d’affaires dans plus de cent pays.
Bruno Ameline, le Président de l’UCMTF, en présentant ces chiffres, a mis en avant le fait que le secteur de la machine textile restait dominé par les constructeurs  européens dont l’avance technologique et la culture du service client permettent de répondre aux démarches des clients aussi bien pour la mise au point de nouveaux produits que pour optimiser des process de production.
Après les messages d’accueil de Bruno Ameline, de Marc Brabant, Président de la Commission Enseignement de l’UCMTF et de Gérard Binder, Directeur Général de l’ENSISA, Gildas Minvielle, responsable de l’observatoire économique de l’IFM a fait le point sur la conjoncture dans le secteur textile et présenté les grandes tendances structurelles de ce secteur l’un des premiers à été confronté aux effets de la mondialisation. Les étudiants présents montraient par leurs questions à la fois leur réalisme face aux défis et leurs espoirs en de nouveaux produits, en particulier les textiles techniques.
Trois tables rondes permettaient aux constructeurs de présenter leurs stratégies et de faire le point sur leurs offres:
- Peignage-filature-traitement du fil- tissage :
  N. Schlumberger, RITM, Petit, Superba, Stäubli
- Nontissés :
  Asselin-Thibeau, Laroche, Rieter Perfojet
- Finissage et conditionnement de l’air :
  Alliance, Roussselet, Dollfus & Muller, AESA.
Claude Levy-Rueff présentait ensuite une étude réalisée avec les différents constructeurs mettant en évidence l’importance du rapport entre l’investissement et les coûts d’exploitation dans les décisions des clients industriels et les résultats spectaculaires des constructeurs français pour réduire ces coûts, en particulier les coûts énergétiques.
Il présentait également un compte rendu du colloque Sécurivet, qui a réuni à Paris les principaux acteurs du secteur du vêtement de protection qui offre de nombreux emplois aux ingénieurs textiles.
Ceci introduisait très directement la table ronde consacrée aux métiers de l’ingénieur d’aujourd’hui et de demain, Les témoignages de cinq ingénieurs textiles d’âge différents et d’expériences variées permettaient au Président de l’UCMTF et au Directeur Général de l’ENSISA de répondre aux questions des étudiants et de préciser les savoir-faire et les savoir-être indispensables au succès des étudiants dans leurs futures carrières.